Musique et arts plastiques 2 /(Mathilde)

Publié le par LSF

Musique et arts plastiques

J.Y Bosseur

Suite….

 

 

Kupka : « Pouvoir trouver quelque chose entre la vue et l’ouïe » Intention de rythmer les rapports de couleurs, de créer une fugue en couleur comme Bach l’a fait en musique.

Espace = étendue définie par des limites matérielles ou bien étendues illimitées, abstraite, analogue à l’idée que nous nous faisons du vide….Et du silence.

Harmonie= identité/ altérité ; répétition/ variation ; periodicité/ dynamisme.

Notion essentielle à toutes démarches de composition quelle soit picturale ou musicale

Le rythme vient s’inscrire au cœur de la perception de l’œuvre plastique articulant son appréhension dans la durée.

Delaunay : 1913= chromatisme de couleur fonctionnant par elle-même dans une rythmicité quasi musicale, à jouer sur leurs rapports comme sur les relations des intervalles harmoniques à l’intérieur des accords.

Couleur = forme et sujet.

Delaunay et Klee ont eu sans aucun doute en commun certaines sources de réflexion, en particulier le principe de la polyphonie appliqué au champ de la vision.

Paul Klee : des fragments d’éléments narratifs viendront souvent s’inscrire à l’intérieur des trames qui agissent tel des pièges ; des faisceaux de lignes horizontales s’apparentant à des portées musicales semblent se démultiplier ou se diluer à l’infini. Le parcours prend alors une dimension ludique qui l’élève jusqu’à l’énigmatique.

Le phénomène pictural possède une part de temporalité qui lui est propre l’amènera comme Kandinsky, à tenter de transcrire graphiquement, à l’occasion de ses cours, des éléments de partitions.

Soucis de faire de la problématique du temps une préoccupation fondamentale de son projet pictural. L’analyse de modèles musicaux d’une haute complexité, telle la fugue, lui permet d’appréhender, à leur source même, les questions de la temporalité.

Récurrence et de renversements appliqués à la métamorphose de ses motifs plastiques, il témoigne d’une volonté de maîtrise aussi affinée que possible de la forme ; les techniques qu’il epxlore garantissent la cohérence de son propos, contribuent à discipliner les développements de la forme depuis sa genèse, servent de « revelateur » à ses vertus d’organicité et preservent l’idée d’unité.

1920 : « l’artiste conduit le spectateur à confronter une image spatiale comme étant le produit d’une action du temps, ceci pour nous donner une compréhension de l’art visuel qui accentue un phénomène temporel à la fois dans la création et la perception d’une œuvre d’art.

La perception auditive ne suffit pas pour notre connaissance de l’univers : elle n’a pas de profondeur (ne reetse pas dans la durée) Son mouvement est successif. C’est une sorte de mécanisme.

Dans une œuvre de Bach, le thème conserve d’un bout à l’autre son identité. Chez Klee, les formes sont souvent montrées comme évolutives : un carré ou un triangle pourra se muer en cercle ou inversement. C’est précisément ce qui se passe dans la « fugue en rouge » où la structure rythmique est liée à un mouvement de clair-obscur dans le domaine de la couleur.

Des éléments de différentes tailles et formes se superposent selon un principe de graduation formelle. « Fugue en rouge », c’est une application visuelle du procédé& point/ contre point, utilise les principes de construction de la fugue : sujet, contre sujet, développement (strettes). Klee respecte la prépondérance d’un thème générateur court, très caractéristique, le sujet. Il s’agit d’éléments courbes qui se chevauchent pour aboutir à la forme entière présentée en couleur claire.

Les réponses qui, musicalement, se traduiraient par la transposition à la dominante du sujet, correspondraient ici aux différents échos en graduations colorés du sujet.

Musicalement permettent d’entendre le sujet et son contre sujet. Plastiquement, les parties du tableau utilisant les formes rondes présentent le développement du sujet ainsi que l’extension du motif dérivé du contre sujet.

Puis, quelques notes sur Erik Satie, Picabia, Man Ray, le dadaïsme, le futurisme et l’art de bruits de Russolo, Marcel Duchamp, John Cage et Fluxus. Mais rien de plus que dans le cours.

The end

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