Propos issus de L'Orient créé par l'Occident d'Edward Saïd. (Louisa)

Publié le par LSF


Quelques propos en vrac issus de L'Orientalisme, l'Orient créé par l'Occident d'Edward Saïd. (Louisa)


Une idéologie : (ensemble des idées, des croyances, des doctrines propres à une époque, une société). Un discours sur l'Autre. Considération de son cadre de référence comme unique puis constat d'infériorité des autres. (européocentrisme, le même problème se pose actuellement dans le domaine des sciences naturelles avec l'anthropocentrisme (les choses existent aussi hors de notre regard).


"Je possède la vérité sur toi n'informe pas sur la nature de mes connaissances mais instaure un rapport de dominé à dominant. Le concept même réduit le sujet en objet (l'Arabe, l'Orient...). Tout l'orientalisme tient lieu d'Orient.  Le spectateur doit passer par les codes et les grilles fournis par l'orientaliste. L'extériorité : l'orientaliste décrit éclaire les "mystères" de l'Orient pour l'Occident. Et aussi, à ne pas négliger, dans un contexte d'hégémonie (domination) : les rapports étroits entre information et pouvoir, savoir et contrôle.


Une problématique : la perception générale et particulière de chaque artiste. La distorsion, l'imprécision. (ex quand Flaubert parle pour kuchuk Hanem); Karl Marx : "Ils ne peuvent se représenter eux-même; ils doivent être représentés."


Un péril Ottoman latent, l'Islam en est venu à symboliser la terreur , la dévastation, les hordes de barbares (lire Salammbô de Flaubert, où les "barbares" ne sont pas forcément ceux que l'on croit, entout cas, c'est un roman, où ils ont  le mérite de l'esthétique).


"Le rêve éveillé collectif de l'Orient défie l'esprit rationnel de l'Occident"


"L'idée de l'Orient  dans son ensemble oscille dans l'esprit de l'Occident entre le mépris pour ce qui est familier et les frissons -délices, peur- pour la nouveauté". Une mythologie flottante : le conte, le "mystère" de l'Orient.


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